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Produire des contenus n’est plus un problème. L’intelligence artificielle peut désormais générer modules, quiz ou synthèses en quelques secondes. Mais cette abondance change radicalement la nature du défi auquel sont confrontés les départements formation : comment structurer l’apprentissage quand les contenus deviennent presque infinis ? C’est la question que poseront Elodie Primo, CEO de MOS-MindOnSite, et Michel Diaz, Industry Analyst chez Féfaur, dans leur prochain webinaire du 26 mars.
L’abondance désorganise
Pendant plus de vingt ans, le digital learning s’est construit autour d’une contrainte simple : produire davantage de contenus. Modules e-learning, vidéos pédagogiques, classes virtuelles, ressources d’auto-formation… toute l’industrie s’est organisée pour industrialiser cette production. L’intelligence artificielle bouleverse cet équilibre. « Longtemps, le principal défi du digital learning était la production de contenus : produire plus, plus vite et mieux. L’IA change profondément cette équation car elle rend la production quasi instantanée », observe Élodie Primo. Cette nouvelle facilité transforme profondément le paysage. Les équipes formation peuvent générer des ressources en quelques secondes, adapter des modules à des contextes spécifiques, créer des variantes linguistiques ou produire des supports pédagogiques personnalisés. Mais ce progrès crée un autre problème, plus structurel. « Lorsque les contenus se multiplient sans architecture claire, les organisations se retrouvent avec une inflation de ressources difficile à piloter et dont l’impact devient difficile à démontrer ». L’enjeu stratégique change donc de nature : produire n’est plus la difficulté principale. Structurer l’apprentissage devient la priorité. « L’IA ne remplace pas la stratégie de formation ; elle rend au contraire sa cohérence encore plus essentielle ».
La transformation du modèle catalogue
Cette évolution remet également en question l’un des modèles historiques de la formation digitale : le catalogue. Pendant des années, la formation digitale s’est organisée autour d’un principe relativement stable : une liste de formations identifiées, structurées et accessibles aux apprenants. Ce modèle ne disparaît pas ; il se transforme. « Le catalogue devient moins une simple liste de formations et davantage une architecture d’apprentissage, où coexistent programmes structurés en blended learning et ressources adaptatives », explique Élodie Primo. Dans les organisations les plus matures, une logique hybride apparaît. D’un côté, des programmes structurants qui garantissent la cohérence des parcours et des compétences clés — par exemple, autour du leadership, des soft skills ou des métiers. De l’autre, des contenus plus flexibles, parfois générés à la demande, qui répondent à des besoins ponctuels. L’équilibre entre ces deux dimensions devient un enjeu majeur. Trop de structure ralentit l’agilité. Trop de flexibilité produit un patchwork pédagogique difficile à gouverner. Les directions formation entrent ainsi dans une phase où l’architecture pédagogique — la manière dont les contenus s’articulent — compte plus que la quantité de ressources disponibles.
Plateforme seule ou véritable écosystème
Cette transformation révèle également les limites d’une vision strictement technologique du digital learning. Une plateforme ne suffit pas, à elle seule, à structurer une stratégie de formation efficace. « Une plateforme seule ne suffit pas à structurer une stratégie de formation efficace », rappelle Élodie Primo. MOS-MindOnSite revendique à cet égard une position particulière sur le marché. La plateforme est adossée à Hemsley, un acteur international de la formation multimodale combinant conseil, formation présentielle, digital learning, production sur mesure et accompagnement. Cette proximité permet de penser la formation comme un écosystème complet. « La plateforme, les contenus, les services et l’expertise pédagogique sont pensés ensemble. Cela permet de construire de véritables programmes engageants, et pas simplement d’héberger des contenus ». Dans ce modèle, la technologie devient un point d’orchestration. Elle relie les programmes structurants, les ressources produites sur mesure, les dispositifs présentiels et les nouvelles capacités offertes par l’intelligence artificielle. La plateforme n’est plus seulement un outil de diffusion. Elle devient un hub capable de coordonner ces différents éléments pour créer une expérience d’apprentissage cohérente et visible pour les apprenants.
Nouveaux arbitrages en vue
Cette nouvelle phase du digital learning oblige les départements formation à clarifier plusieurs arbitrages structurants. Le premier concerne le rôle du LMS lui-même. Longtemps considéré comme un outil administratif destiné à gérer inscriptions, parcours et reporting, il évolue vers une fonction d’orchestration plus large. « Le LMS devient un hub capable d’orchestrer différentes ressources et modalités d’apprentissage tout en s’interfaçant avec les systèmes de l’entreprise comme le SIRH ou le CRM », explique Élodie Primo. Le deuxième arbitrage concerne le passage d’une logique centrée sur les contenus à une logique centrée sur les compétences. Les directions formation doivent clarifier quelles compétences développer et comment structurer les parcours qui y conduisent. Enfin, la question de la mesure de l’impact devient incontournable. « La véritable valeur de la formation réside dans sa capacité à démontrer son effet sur la performance des organisations ».
Ces arbitrages seront au cœur du webinaire du 26 mars. Dans un monde où l’intelligence artificielle permet de produire des contenus à l’infini, la ressource rare pourrait bien redevenir… l’architecture de formation.
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